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Communiquer avec vous, à partir des thèmes qui m'intéressent, et pour lesquels je souhaite vos réactions : l'actualité, les livres, les films, les musiques, et bien sûr les différents sujets auxquels la vie nous confronte.

dimanche 1 mars 2015

LE DEUIL



Le deuil : quelle définition lui donner ?
Le deuil est d’abord l’expérience de la perte, de la blessure vécue dans le corps et dans le psychisme. C’est la confrontation d’un humain avec la réalité de la disparition d’un être cher, d’un être qui comptait dans sa vie.
Secondairement, le deuil, c’est le temps qui va s’écouler au-delà du décès de l’être aimé.

On peut distinguer trois sortes de deuils :
            * le deuil traumatique.
            * le deuil arrachement.
            * le deuil séparation.
J’ai établi cette distinction à partir de la nature des différents deuils vécus. En aucun cas, cette distinction n’indique une hiérarchie en intensité ou en durée.

Quelques ouvrages parmi beaucoup d’autres m’ont aidée à distinguer ces trois deuils.

Pour le deuil traumatique, un ouvrage sous la forme d'une enquête  : Je ne lui ai pas dit au revoir  écrit par Claudine Vegh, paru en 1979 chez Gallimard et dont Bruno Bettelheim a rédigé la postface.

Pour le deuil arrachement, l'ouvrage L’année de la pensée magique de l’américaine Joan Didion paru en 2007 chez Grasset, le roman Dix-neuf secondes  de Pierre Charras paru en 2003 chez Mercure de France ainsi que sur le premier décès que je raconte dans mon livre : "Dans les plis du chagrin. Lettre à l'absent" paru aux Editions Oxybia en septembre 2014

Enfin pour le deuil séparation, sur le récit L’enfant éternel  de Philippe Forest, paru en 1997chez Gallimard, autre récit A ce soir de Laure Adler paru en 2001 chez Gallimard, le très beau livre Le temps d’un soupir d’Anne Philipe paru en 1963 chez Gallimard et enfin le deuxième décès évoqué dans mon livre.

D'autres ouvrages évoquent le deuil, bien sûr, je pense ici au très bon roman d'un auteur disparu, Henri Bauchau : Le boulevard périphérique. 

A suivre... 




mercredi 18 février 2015

Jeu psychologique

Mardi après-midi :
Le premier ministre annonce à l'Assemblée nationale la décision du chef de l'Etat et du gouvernement d'utiliser l'article 49-3 pour assurer l'adoption de la loi Macron.
Mardi soir :
Le ministre Macron est invité sur une chaîne de télévision. Il expose l'aspect légal de la mesure envisagée par l'Exécutif. Le journaliste lui montre alors une séquence vidéo sur laquelle en 2006, François Hollande s'indigne contre l'article 49-3,  qu'il considère comme un "déni de la démocratie". Macron ne se démonte pas et poursuit son exposé.

Qu'est-ce qui s'est joué sur le plateau de télévision ?
Un hameçon a été tendu par le journaliste.
Ce début de jeu psychologique, l'Analyse Transactionnelle l'appelle "Je te tiens salaud !"
A provoque B à l'aide d'une intervention à laquelle B ne s'attend pas.
A cherche à déstabiliser B.
A partir de là, deux possibilités :
1/ B ignore la provocation. Le jeu s'arrête. C'est ce que nous avons vu hier soir.
2/ B entend la provocation, la récuse... argumente... se défend comme il peut...bref, il lui donne une suite.
Le but de A est atteint. B est maintenant dans la situation " Donnez-moi des coups de pied !" Le jeu peut donc à présent se poursuivre indéfiniment.
 
Je vous l'accorde, les deux expressions métaphoriques Je te tiens salaud ! et  Donnez-moi des coups de pied ! ne sont pas jolies, jolies, mais les images qu'elles suscitent évoquent bien ce qui se JOUE entre deux partenaires. J'imagine que vous avez en tête plusieurs situations vécues dans lesquelles vous avez été A ou B. Nobody is perfect !

mardi 20 janvier 2015

Evénements de janvier

Adage de Montaigne dans les Essais : " Face à un homme qui troublait son sommeil en l'injuriant âprement, Phocion ne fit pas autre chose que de se taire... Il n'est réplique si piquante que le mépris silencieux."
Voulez-vous avec moi remplacer le mot 'mépris' par tolérance ? Vraie tolérance silencieuse.

samedi 17 janvier 2015

Evénements de janvier

L'intelligence ignore "la provocation"en s'écartant de ce qui pourrait l'affecter. Paradoxalement, elle maintien le lien.
La bêtise y répond par les vociférations de la vulnérabilité haineuse.

dimanche 11 janvier 2015

"Dans la rubrique " Ils l'ont lu... Ils m'ont dit...

J’ai lu « Dans les plis du chagrin ». Tu écris cette longue et bouleversante lettre à l’absent.
L’écriture permet de mettre des mots sur ce qui, sans eux, nous submerge et nous engloutit.
J’ai aimé que tu écrives à celui à qui tu as passé ta vie à parler par-delà son irrémédiable absence. C’est fort et formidablement vivant.  Dans les plis du chagrin, il y a foule d’heureuses réminiscences. J’ai aimé que tu évoques ta vie, vos vies, à travers des souvenirs à fleur de peau, à fleur de cœur, comme ton tailleur bleu-pétrole ou le lessivage de la cuisine pour la fête des mères...et plein d’autres.
J’ai aimé que tu donnes les raisons de ta lettre à ton frère qui n’est plus : afin de "reconstituer le parcours de [vos] vies après [son] décès" et aussi parce que tu voulais le faire "figurer en bonne place dans la mémoire des vivants". Lettre à ton frère et à tous ceux qui l’ont connu ... et à ceux qui te connaissent.
J’ai l’impression de te comprendre mieux, toi et ton histoire, à travers ce récit poignant.  Grâce à lui, j’imagine ce que ton père a dû vivre lorsqu’il a compris que le lieu dans lequel il a placé toute sa confiance pour créer plus d’équité et d’humanité dans le monde, que ce lieu est sans scrupules et le met à la porte quand il est en difficulté et qu’il a toutes les peines du monde à assumer son quotidien. Grâce à ton récit je touche aux arcanes de ta nature passionnée et affective, moi qui ai beaucoup connu ton côté pondéré et ton humour qui mettent toujours les choses à la bonne distance.
Moi qui était fille unique, je suis déconcertée par cet amour infini que tu portes à ce frère et que je croyais réservé à l’amant ou à l’enfant qu’on a mis au monde. André  m’apparaît comme un héros extraordinaire, idéal, « angélique » dis-tu, plein de grandes promesses et de mystères et que tout le monde adore...Et qui, disparu, ne peut plus décevoir (tout comme ce que représentait mon père pour moi !).
Je pourrais parler encore longuement de ton beau livre mais j’aimerais que mon courriel te rejoigne. Juste encore un dernier mot :
En t’adressant à ton frère,  tu le fais exister au présent pour tes lecteurs (les membres de ta famille ont-ils lu ?), absence-présence selon la formule que j’aime tant : « je sais bien que... mais quand même... »,  « je sais bien qu’il est absent mais quand-même il est toujours présent... »  E. 67

jeudi 8 janvier 2015

Depuis toujours et à jamais

Je suis, tu es, nous sommes CHARLIE.

jeudi 1 janvier 2015

Devinette de Noël

Vous n'avez pas trouvé ? Dommage... Il s'agissait du grand peintre Edward Hopper. Ne désespérez pas. Une nouvelle année débute. La chance vous sourira en 2015. Je vous le souhaite de tout cœur.